
NUMÉRO 131 | automne 2003
Québec
français rend hommage à son directeur, Roger Chamberland,
décédé en juin 2003. Nous vous invitons à
lire quelques témoignages (en
format pdf).
Les articles du dossier littéraire de lédition
dautomne proposent des lectures duvres qui situent
quelques écrivains québécois dans la trajectoire
de l'engagement littéraire.
Côté didactique, l'équipe présente dans le dossier « Visages de la réforme » des points de vue sur le virage annoncé par la réforme dans lécole secondaire québécoise.
Et
les chroniques : Chansons, Cinéma, Médias, Histoires
de mots, Littérature jeunesse.
Bonne lecture !
Lengagement dans la littérature
Dossier présenté par Gilles PerronAu sommaire
La littérature engagée Judith Emery Bruneau
Enseigner la littérature engagée au collégial Judith Emery Bruneau
Lengagement des romanciers québécois Gilles Dorion
Gaston Miron. Poète engagé et dégagé André Gaulin
La poésie de Paul Chamberland. Une secrète appartenance Vincent Lambert
Pierre Falardeau. La colère à grand souffle Stéphane Desrosiers
Richard Desjardins. Lengagement poétique Gilles Perron
Littérature au collégial
Le pari denseigner Hubert Aquin au collégial Sophie Rochefort
Comment faire lamour avec un Nègre sans se fatiguer
ou une dénonciation du racisme à travers la baise
Présentation Aurélien Boivin
Daniel
Pennac
Le dictateur
et le hamac
Maryse
Condé
Histoire de la
femme cannibale
Gilles
Archambault
De si douces
dérives
Suzanne
Myre
Nouvelles
dautres mères
DOSSIER DIDACTIQUE
Visages de la réforme
Dossier présenté par Raphaël Riente
La réforme aux écoles secondaires La Source, Villa-Maria et Cavelier de LaSalle
Martine Brunet et Monique Noël-Gaudreault
Ombres et lumières sur le terrain. Point de vue denseignants du secondaire sur le Programme de formation de lécole québécoise Raphaël Riente
Développer le sentiment de compétence en lecture Louise Chevrier
Hors dossier
Les intérêts en lecture des adolescents québécois : résultats dune enquête Monique Lebrun et Colette Baribeau
Rectifier lorthographe française : hérésie ou évolution ? Karine Pouliot
Une didactique de lorthographe en émergence. Norme et créativité Karine Pouliot
De la nouvelle grammaire à la grammaire actuelle Pascale Lefrançois
Le code Préfontaine-Fortier. Un code pour corriger des textes écrits Clémence Préfontaine et Gilles Fortier
Vieux Thomas et la petite fée. Le subversif lié au thème de la mort Catherine Laliberté
Cahier pratique 137
Le goût de vivre, le goût décrire
Présentation Isabelle Bouthillier
CHRONIQUES
CHANSON
La musique des mots Gilles Perron
Suite au décès de Roger Chamberland, léquipe littéraire de la revue a demandé à Gilles Perron de prendre la relève pour cette chronique « Chanson » à laquelle Roger tenait beaucoup. Gilles Perron écrit : « Je ne le remplacerai pas, cela va de soi ; mais jessaierai de respecter lesprit quil avait voulu donner à cette chronique, en parlant aussi bien de valeurs sûres que de productions plus marginales. Je te dédie ce premier texte, Roger, à toi qui aimais la musique et les mots, la musique des mots. »
Critiques de disques : Daran (Pêcheur de pierres), Bernard Lavilliers (La marge Bernard Lavilliers chante les poètes), ReDub (Chroniques), Mario Pelchat (Live À guichets fermés), Thomas Fersen (Pièce montée des grands jours).
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CINÉMA
Les invasions barbares. La perte de lempire Chantale Gingras
On lattendait avec une brique et un fanal, cette suite du Déclin de lempire américain. En 1986, le désormais célèbre film de Denys Arcand avait ravi tant la critique que le public. Le Québec et la France, la Belgique, la Suisse, les États-Unis , avait eu le coup de foudre pour cette joyeuse bande dintellos qui vivaient à coup de citations et arrosaient leurs discussions de gorgées de vin et de propos libertins. On leur enviait tous un peu leur vie dissipée qui navait dégale que la truculence de leurs propos et la force de leurs illusions politiques, même si dans cette micro-société quils sétaient créée, le plaisir, qui était roi, partageait son trône avec légoïsme. Car ces disciples dÉpicure, la morale, ils nen avaient cure. Les corps se suivaient dans leur lit, ils aimaient comme ils lisaient : intensément, goulûment jusquà ce quun nouveau titre paraisse et accroche leur regard. Quils brisent un mariage ou des illusions, cela importait peu. Le mot dordre était « Vivre » ; il fallait arracher à la vie ce quelle se refusait à donner. Au milieu de lEmpire qui déclinait, on se cantonnait dans lempire des sens. Les hommes utilisaient les femmes, les femmes utilisaient les hommes. Ils péroraient chacun de leur côté, mais personne nétait dupe : lêtre humain est capable du pire comme du meilleur, cest bien connu. On sortait de ce film un peu désabusé, soit, mais avec cette étrange impression que tout était pour le mieux. Et on emportait avec nous la musique de François Dompierre et limage de Geneviève Rioux assise au piano aux côtés dune Dorothée Berryman toute pleine de force et de fierté blessée. Et puis le silence, pendant 17 ans. On a attendu impatiemment une suite : rien. On a fini par ne plus y croire, jusquà ce quArcand nous offre enfin ce scénario comme une bouteille de bon vin quil aurait patiemment laissé vieillir. Portrait dune invasion souhaitée et applaudie...
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MÉDIAS
Et lété qui nest pas encore là Véronique Nguyên-Duy
Une chronique « Médias » particulière écrite en hommage à Roger Chamberland.
Sur la table de la cuisine, un vieux journal traîne depuis le 7 juin dernier. Quelle étrange façon de dire les choses Un « vieux » journal ! Jai beau savoir que, dans le monde de linformation quotidienne, tout ce qui nest pas pour demain est déjà vieux, je ne my fais jamais. Car, après tout, quest-ce quun mois à léchelle dune vie ? Une affaire de rien, une bagatelle, le temps que se dessèche le bout de cordon qui nous pend au bout de lombilic, le temps de traverser un autre SPM ou de refaire le plein avant le prochain versement hypothécaire. Mais un mois, comme une minute, cest amplement suffisant pour tout changer, pour tout faire basculer. Cest Paris à vélo (D1), Une histoire dété (F2), Le temps des cerises (D5), un moment de perfection quon noubliera jamais ou, encore, le moment où lon perd un être cher. Et lété qui nest pas encore là (A2)
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HISTOIRES DE MOTS
Les mots de la langue courante en médecine Suzelle Blais
Sil est un sujet qui touche chacun dentre nous, et au plus profond de notre être, cest bien la santé. Notre première préoccupation est de savoir comment la conserver lorsque nous jouissons dune bonne santé, et surtout comment la recouvrer lorsque des maladies graves ou bénignes viennent laltérer. Devant la difficulté de consulter un médecin lorsquon vivait éloigné des grands centres, et avant larrivée de la médecine moderne, on avait appris, dans les familles, à reconnaître les différents maux qui sattaquent au corps. On connaissait le nom des maladies et des affections les plus courantes et on savait comment soigner le mal ou, du moins, comment atténuer la douleur. Ces mots transmis de génération en génération appartiennent à la langue courante. Le langage de la médecine est donc composé de deux vocabulaires : lun savant, qui puise ses origines dans les langues grecque et latine, est dabord celui des médecins ; lautre, issu du langage populaire, est celui des patients et de lensemble de la population. Certains auteurs qui ont étudié la langue médicale tels, entre autres, les médecins Édouard Brissaud et Pascal Bouché, ont compris la place importante que prennent, dans leur discipline, les mots et les expressions du profane. Bien quaujourdhui le malade tienne à connaître le nom savant de sa maladie, ainsi que celui des examens et des traitements quil aura à subir, les mots et les expressions issus de la langue générale nen sont pas pour autant écartés. Nous nous intéresserons, dans notre propos, au vocabulaire qui relève du domaine de la dermatologie, cette partie de la médecine qui étudie et traite les maladies de la peau...
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LITTÉRATURE JEUNESSE
Clin dil sur lart Isabelle LItalien-Savard
Critiques de livres : Préscolaire : Les collines du fantôme (Marie Bletton (illustrations de Marcelle Ferron, Montréal, Les 400 coups, collection « Petites histoires de lart », 2002, 28 p.) Lautobus colère (Texte de Marie-Danielle Croteau, illustrations de Sophie Casson, Montréal, La courte échelle, 2003, 28 p.) 6-8 ans : Richard, Dollard et Picasso. (Texte de Hélène Grégoire, illustrations de Jean-Guy Bégin, Saint-Alphonse-de-Granby, Éditions de la Paix, collection « Dès 6 ans », no 22, 2003, 88 p.) 9-11 ans : Pépin et loiseau enchanté. (Texte de Bernard Boucher, illustrations dAlain Reno, Montréal, Boréal, collection « Boréal junior », no 80, 2003, 160 p.) Une ombre au tableau (Texte de Josée Plourde, illustrations de Doris Barrette, Montréal, La courte échelle, collection « Roman jeunesse », no 119, 2003, 93 p.) La balançoire vide et le chat jaune (Texte de Cécile Gagnon, illustrations de Stéphane Lemardelé, Montréal, Leméac, collection « Jeunesse », 2003, 46 p.) 12 ans et plus : Il faut prendre le taureau par les contes ! (Fred Pellerin, Montréal, Planète rebelle, 2003, 133 p.) Lourse (Texte de Rachel Leclerc, illustrations de Daniel Sylvestre, Montréal, La courte échelle, 2002, 40 p.) Voyages autour de mon lit (Texte dÉlise Turcotte, illustrations dElmyna Bouchard, Montréal, La courte échelle, 2002, 36 p.) Les mots secrets (Texte de Louise Dupré, illustrations de Jean-Benoît Pouliot, Montréal, La courte échelle, 2002, 40 p.) Du haut de mon arbre (Texte de Serge Patrice Thibodeau, illustrations de Jacinthe Tétrault, Montréal, La courte échelle, 2002, 40 p.) Le verbe cur (Texte de Roger Des Roches, illustrations de Vladimir Zabeida, Montréal, La courte échelle, 2002, 36 p.)
Ni vu ni connu (Texte de Louise Desjardins, illustrations de Marc Séguin, Montréal, La courte échelle, 2002, 36 p.) Que ferais-je du jour (Texte de Martine Audet, illustrations de Daniel Sylvestre, Montréal, La courte échelle, 2002, 40 p.) Si tu allais quelque part (Texte de Paul Chanel Malenfant, illustrations de Lisa Tognon, Montréal, La courte échelle, 2002, 40 p.) La fille orange (Texte de Germaine Mornard, illustrations de Catherine Farish, Montréal, La courte échelle, 2002, 36 p.)
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PORTRAIT D'AUTEUR
Comment Daniel Mativat a écrit certains de ses livres propos recueillis par Monique Noël-Gaudreault et une fiche de lecture sur Le chevalier et la Sarrasine réalisée par Martine Brunet (Daniel Mativat, Le chevalier et la Sarrasine, HMH Hurtubise, 2003).
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