Littérature, société, langue, pédagogie : le Québec en revue!
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Photo © Marie-Josée Marcotte 2003


NUMÉRO 134 | été 2004


Beau temps pour étendre... et pour lire.

Côté cours, Québec français propose un dossier littéraire consacré à l'approche sociologique du texte qui « révèle la littérature pour ce qu'elle constitue dans son essence même : un échange social » comme l'écrit Denis Saint-Jacques d'entrée de jeu. Nos collaborateurs tentent de définir cette approche du texte en explorant la représentation de l'univers social à travers quelques œuvres choisies.

Côté jardin, l'équipe pédagogique a senti la nécessité de refaire le point sur l'enseignement du lexique. Elle présente un dossier de trente pages truffées de ressources sur l'apprentissage du vocabulaire et sur les stratégies d'enseignement du lexique.

Comme complément de lecture estivale, Québec français vous suggère une quarantaine de livres puisés dans la mer des nouveautés littéraires de l'année et les p(l)ages de la revue se referment sur ses chroniques habituelles : chansons, médias, cinéma, histoires de mots, littérature de jeunesse, fiches de lecture...

Consultez le sommaire du numéro 134

Bonne lecture et bon été !


 

  • In memoriam
    Roger Chamberland
  • Décès de Gilles Dorion :
    C’est avec regret et une profonde tristesse que nous avons appris, le dimanche 13 juin 2004, le décès de Monsieur Gilles Dorion, professeur émérite de la Faculté des lettres, qui a fait carrière à titre de professeur de littérature québécoise au Département des littératures. Il était âgé de 74 ans et œuvrait encore à titre de directeur adjoint du tome VIII du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, en chantier depuis le début juin.
  • (Bref résumé de sa carrière).
  • Correction au Cahier
    pratique 141

DOSSIER LITTÉRAIRE  
Sociologie de la littérature
Dossier présenté par Aurélien Boivin

AU SOMMAIRE

La société dans la littérature ou la littérature dans la société ? Définitions et références Denis Saint-jacques

Quand on dit « littérature québécoise », qu’est-ce que cela veut vraiment dire ? Ou « française » ? Ou « féministe » ? Ou « classique » ? Ou « postmoderne » ? Et on pourrait continuer ainsi, les qualificatifs ne manquent pas qui renvoient au social dans lequel la littérature se trouve toujours et partout prise. Car, quoi qu’on en pense, il n’y a pas « la littérature et la société », mais bien « la littérature dans la société ». L’approche sociologique de la littérature n’offre donc pas une visée « externe » sur le fait littéraire, comme on l’écrit parfois ; elle révèle la littérature pour ce qu’elle constitue dans son essence même : un échange social. [La suite dans qf 134]

Le bogue de l’an deux mille ?Steve Laflamme

Il est difficile d’imaginer la vie au XXIe siècle sans la contribution de l’informatique. L’ordinateur, sous toutes ses formes, occupe un espace privilégié dans le quotidien, au point d’avoir transformé certaines mœurs. En effet, si à une certaine époque les jeunes garçons et filles passaient des journées entières dehors, leurs parents devant les faire rentrer de force au coucher du soleil, l’enfant du nouveau millénaire n’aura pas eu la chance de connaître le plaisir d’une « soirée du hockey » dans la rue, muni de tuque et bottines. Elle n’est pas si lointaine, l’époque où les Vic-20, Atari et Intellivision, bien qu’amusants, ne se montraient pas suffisamment réalistes pour qu’il soit pensable de rater la partie de hockey chez le voisin. Aujourd’hui, les Nintendo, X-Box et Game Cube donnent aux consoles d’il y a 20 ans des airs de reliques de l’ère précambrienne. Pendant que les enfants s’affairent à incarner des espions mandatés pour tuer (en vue subjective) tous ceux qui ont le malheur de se trouver sur leur passage, aidés de trois amis – qui jouent pourtant dans trois salons différents ! –, les grands, rivés devant l’écran de leur ordinateur personnel (ou PC, si l’on veut être à la mode), louangent Internet de leur permettre d’effectuer leurs transactions bancaires ou de réserver une chambre pour la fin de semaine dans un hôtel, pendant que les espionne peut-être un jeune crack à l’autre bout du monde, décidé à être de son temps, c’est-à-dire à entrer par effraction dans la vie privée d’autrui plutôt que dans le dépanneur du coin. C’est de cette invasion informatique que traite Michel Monty, dramaturge, comédien et metteur en scène, dans une pièce de théâtre méconnue intitulée Cyberjack, qu’il a montée en 2000 et publiée en 2001. Il s’agit du récit de Joe et de Jack, deux frères qui se retrouvent en 2020, époque où « le fœtus humain est bien coté en bourse et la truie porteuse d’organes clonés aussi », comme l’indique la quatrième de couverture. Cyberjack est le récit d’une dépendance : celle à la machine – la machine électronique, certes, mais également une machine plus imposante, qui uniformise les cultures, un engrenage qui emprisonne la société nord-américaine du présent siècle, qui valorise la surconsommation, la rapidité à tout prix et la satisfaction personnelle, au détriment des relations humaines. [La suite dans qf 134]

Et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs Stéphane Desrosiers

Créons le scandale et cultivons la douleur. Qu’on se le dise une fois pour toutes, et malgré ce qu’en pensent certains (et peut-être même plusieurs), le théâtre québécois ne prend réellement figure qu’avec Tit-Coq. Dur coup pour les défenseurs de Marc Lescarbot (le Robert Lepage de Port-Royal) et son Théâtre de Neptune : divertissement de chansons et de danses présenté sous forme de spectacle nautique en 1606. Avant le Monument national, avant le 22 mai 1948, l’art de la scène brille surtout du théâtre des autres au Canada français. Le répertoire tragique de la métropole est à l’honneur sous le régime français avec Corneille et Racine (Tartuffe déride plus le sieur de Frontenac que Mgr de Saint-Vallier, on se demande pourquoi). Molière est réhabilité et Beaumarchais, présenté par les militaires anglais (on avance : le théâtre des autres est maintenant présenté par d’autres). Le Canada francophone ne produit ici et là que quelques pastiches des classiques européens au contenu à peine représentatif, sinon fort éloigné, d’une masse laborieuse plus préoccupée par sa survie que par son expression artistique. C’est que parfois l’ennemi, je me figure ici les tenailles du joug canadien ou ce que Paul-Émile Borduas désignait comme la peur multiforme, exige d’être vaincu avant d’être identifié et décrié. Ce n’est pas le premier, ni le seul paradoxe sociohistorique de notre histoire. Bref, pour la production nationale de spectacles bien ciblés et sentis, on s’en remettra aux soirées iroquoises retirées de l’affiche par pénurie de figurants. [La suite dans qf 134]

Gestionnaires de l’apocalypse ou représentations du morcellement Nadia Tangora

Scandales fictifs : trou de 750 millions de dollars dans la Caisse de dépôt et de placement du Québec ; jeunes filles recrutées par des motards aux fins de prostitution ; blanchiment d’argent ; réseaux de crime organisé à l’échelle provinciale, nationale et internationale ; couverture médiatique répétée ; organisation de criminels, le Consortium, dont le dirigeant prône la « gestion rationnelle de la manipulation » tous azimuts ; organisation secrète de lutte contre les crimes à grande échelle, l’Institut ; meurtres déguisés en attaques terroristes ; sectes manipulatrices. Faits réels : ministères de la Défense nationale et des Travaux publics victimes d’une « perte » de 160 millions de dollars (scandale Hewlett Packard) ; réseau de prostitution juvénile ; blanchiment d’argent des gangs de motards ; réseau Al-Qaïda, attentat dévastateur à New York, déclaration de guerre du gouvernement Bush, occupation de l’Irak, sans oublier la manipulation de l’information (mensonges au sujet de la présence d’armes de destruction massive) ; ravages des kamikazes fanatiques ; génocide provoqué par une secte, l’Ordre du Temple solaire. Plus récemment, frappes terroristes en pleine heure de pointe sur le réseau de transport espagnol... Difficile de distinguer entre la vraie société nord-américaine et la société fictive des Gestionnaires de l’apocalypse que décrit l’auteur Jean-Jacques Pelletier pour qui « le roman fonctionne d’abord à l’imagination et à la vraisemblance. À l’impression de vérité. Impression est le maître mot. Ce qui ne veut pas dire que la vérité de l’information est sans importance. Mais elle doit toujours être subordonnée à la vraisemblance1 ». Ce souci de la vraisemblance est allié à celui de l’élucidation du monde et de sa représentation. Des groupuscules, au sein des collectivités québécoise et nord-américaine surtout, œuvrent pour le meilleur ou pour le pire, d’où la confrontation continuelle entre l’Institut et le Consortium. [La suite dans qf 134]

Regard sur le monde de Harry Potter Louis Roussel

Le succès des cinq tomes des aventures de Harry Potter est sans conteste un précédent : plus de 250 millions de copies vendues, 55 traductions et 50 prix littéraires raflés par son auteure, J. K. Rowling., le tout échelonné sur une période d’à peine sept ans. Psychanalystes, docteurs en esthétique, publicitaires, philosophes et autres experts de plusieurs disciplines tentent aujourd’hui de comprendre les raisons d’un tel engouement. Mais rares sont ceux qui s’attardent au monde même de Harry Potter. Par monde, entendons l’univers des sorciers en tant que société organisée car, chose surprenante, ce cadre magique et merveilleux est sans aucun doute l’une des composantes les plus structurées de tout le cycle. [La suite dans qf 134]

De l’engagement collectif au repli narcissique. Représentation et influence de l’univers social dans quatre romans québécois des années 1980 Julien Desrochers

Dans L’âge de la prose, titre qui fait référence aux romans et récits québécois des années 1980, Lise Gauvin affirme que cette faste et décisive période de notre littérature a fait « succéder le ‘‘ je ’’ au ‘‘ nous ’’, l’intime au collectif, le brouillage des voix aux accords de l’orchestre1 ». Plusieurs romans de cette époque présentent en effet des personnages dont la quête identitaire tend à se fondre dans une collectivité, dans un univers social qui les épaule et qui va même parfois jusqu’à définir leurs comportements sociaux. Pensons, par exemple, à La vie en prose (1980) de Yolande Villemaire et à Maryse (1983) de Francine Noël, deux œuvres marquantes de la littérature québécoise qui mettent en scène une pléthore de personnages tous liés par une forte dynamique de groupe née d’un contexte social bouillonnant. [La suite dans qf 134]

Un théâtre de marionnettes… au cœur du petit monde ! Entrevue avec Louis Bergeron, propos recueillis par Aurélien Boivin

Les spectacles de marionnettes ne sont pas légion au Québec. pas plus que les marionnettistes. Louis Bergeron, de L’Ancienne-Lorette, a créé, il y a près de vingt-cinq ans (1980), le théâtre « Marionnettes du bout du monde ». À ce jour, il a à son actif 25 créations, qui ont donné la parole à plus de 50 personnages, cinq grandes tournées internationales, plus de 4 500 représentations, près de 1 000 ateliers et a parcouru près de 800 000 kilomètres en Amérique et outre-mer. Homme-orchestre, l’artiste joue seul sur scène, manipule ses personnages et les objets, transforme sa voix, chante, actionne diverses manettes du son et des éclairages. Pourquoi ? Pour sensibiliser les enfants des écoles primaires du Québec et d’ailleurs aux nombreux problèmes qui confrontent la société où ils sont appelés à vivre. Par la magie de la parole et de la poésie, qu’il met au service des grandes causes de l’humanité, il dénonce les guerres, la corruption, les injustices et sensibilise les jeunes aux multiples problèmes de notre société. S’inspirant de ce qui se passe dans notre société et dans le monde, son théâtre est réaliste, profondément engagé, mais sans pancartes. Si les sujets peuvent parfois paraître difficiles pour les jeunes, ils ne sont pas dépourvus d’humour et ils les rejoignent en semant chez eux une note d’espoir, car tous ses spectacles se terminent bien. [La suite dans qf 134]



Fiche de lecture

La cérémonie des anges
(de Marie Laberge)
ou la solitude de l’enfance





Claude Arnaud
Jean Cocteau



Benoît Melançon

En collaboration avec Pierre Popovic
Dictionnaire québécois instantané



Alain Beaulieu
Le joueur
de quilles

Anne-Marie Savoie
Ego

Denise Boucher
Jézabel


DOSSIER DIDACTIQUE
Le lexique
Dossier présenté par Martine Brunet et Jean-François Mostert

Proposer un dossier sur le lexique semble une nécessité. Et pourtant… Depuis la parution d’un premier dossier sur ce thème, qui nous avait déjà paru aussi nécessaire il y a plus de dix ans (no 92, hiver 1994), les questions semblent les mêmes. Comment enseigner le lexique ou comment faire apprendre du vocabulaire ? Si aujourd’hui, un plus grand nombre d’enseignants semblent convaincus que cet enseignement doit être systématique, on constate que les occasions de le faire sont plutôt rares. Sinon, il est fait au gré des situations ou des projets.

AU SOMMAIRE

Bah ! ce ne sont que des mots... Raphaël Riente

Le lexique a souvent été considéré comme le parent pauvre de l’enseignement du français. Cela est assez étonnant, puisque les mots alimentent la pensée, comme les vitamines, le corps humain. Notre pensée n’est-elle pas enrichie par les mots que nous apprenons quotidiennement ? La vie n’est-elle pas plus agréable lorsque nous employons des mots précis ? Ne sommes-nous pas plus doux, plus diplomate, moins insultant, plus drôle, plus amical, plus ferme, mieux servi quand nous choisissons les mots justes ?
Il est question, dans cet article, de contenus d’apprentissage visant l’enrichissement du lexique de l’élève et le réinvestissement de ce vocabulaire dans d’autres contextes linguistiques. Nous y décrivons le lexique comme un outil mis à profit pour mieux lire, comprendre et écrire un texte, ainsi que pour développer une culture littéraire et historique.
[La suite dans qf 134]

« Je te décide à me donner mes cadeaux de fête » Jocelyne Cauchon

Comment conjuguer les champs de la linguistique, de la psycholinguistique et de la didactique d’une langue maternelle ? C’était le défi que je voulais relever dans le cadre d’une maîtrise en linguistique. Je vous présente donc les principaux résultats des travaux effectués dans une classe de 1re année du 2e cycle (3e année) du primaire avec des élèves âgés de huit ou neuf ans. (Illustrations et les grilles nécessaires pour faire les exercices en classe). [La suite dans qf 134]

Jocelyne Cauchon a préparé cinq grilles illustrées (Document Word) utiles pour faire les exercices proposés dans l'article. Annexe 1, Annexe 2, Annexe 3, Annexe 4, Annexe 5

La famille de mots sémantique : une famille unie Ophélie Tremblay

La notion de famille de mots est familière à tous les enseignants. Il s’agit de ces regroupements de mots basés sur une parenté morphologique. Cette parenté de forme existe en fait sur la base d’un lien sémantique entre les mots d’une même famille. Le caractère unificateur des familles de mots se retrouve donc d’abord dans l’existence d’une relation de sens entre les termes. Nous allons exploiter cette caractéristique afin de proposer une conception plus large de la notion de famille de mots qui nous permettra de montrer comment en tirer profit dans le cadre d’activités décontextualisées sur le fonctionnement du lexique. [La suite dans qf 134]

Savoir consulter un dictionnaire, c’est bien... savoir comment on le construit, c’est mieux Alain Polguère

La connaissance lexicale est au cœur de la connaissance linguistique. Pourquoi ? Tout d’abord parce que la langue est un système sémiotique complexe constitué de signes qui sont, dans leur immense majorité, de nature lexicale. En un sens, la grammaire d’une langue n’est que la somme des « quelques » milliers de règles générales qui permettent de combiner les unités lexicales. Le lexique, par contre, est une gigantesque nébuleuse de plusieurs centaines de milliers d’unités. Il faut en effet prendre en considération, dans ce décompte, le phénomène de la polysémie (condamner un accusé ~ condamner des propos malveillants ~ condamner l’entrée d’un immeuble) et les très nombreuses locutions de la langue (prendre les devants, jeter l’éponge, coup de main...), qui sont des unités lexicales à part entière. Le réseau lexical de la langue est d’autant plus complexe que chaque unité lexicale – appelée dorénavant lexie – est associée à un treillis de caractéristiques qui lui est propre. Les caractéristiques associées à chaque lexie sont de trois ordres. [La suite dans qf 134]

Le dictionnaire : un outil d’apprentissage du lexique en lien avec la culture Hélène Cajolet-Laganière

Le Québec vit actuellement une réforme de l’éducation. On demande aux enseignants et enseignantes de placer la culture au centre de la formation des élèves, de leur enseigner la maîtrise de la langue dans un contexte fonctionnel, utilitaire, donc en relation avec les besoins de communication de la société québécoise et du monde francophone en général. On leur demande enfin de juger de la qualité de la langue orale et écrite des jeunes ; ils doivent par conséquent être en mesure de se référer à une forme standard du français. Mais de quel standard s’agit-il ? [La suite dans qf 134]

Quand il y a erreur sur le mot Louise Guénette

Si le vocabulaire ne s’enseigne pas, comme certains l’affirment, il s’acquiert, se corrige et s’améliore. Placés devant les problèmes de vocabulaire qu’éprouvent les élèves, les enseignants se sentent parfois incapables de nommer, d’analyser et de corriger les erreurs d’ordre lexical. Pour y arriver, il faut comprendre en quoi et pourquoi tel emploi est fautif. Il faut également maîtriser les outils qui permettent d’expliquer ces erreurs. La Banque de dépannage linguistique est l’un de ces outils, que les professeurs et les élèves ont tout intérêt à découvrir. La Banque de dépannage linguistique www.oqlf.gouv.qc.ca [La suite dans qf 134]

Des ressources en inventaire Jean-François Mostert

En consultant le programme de français, on peut être surpris de constater l’importance accordée au lexique si on la compare à ce que nous proposent les grammaires et les manuels actuellement en usage dans les classes. Cet écart est sans doute dû à plusieurs causes dont certaines sont évoquées dans les articles de ce dossier : enseignement systématique ou occasionnel, manque de temps et de matériel, absence de formation en lexicographie.
C’est pourquoi nous avons pensé que l’enseignant comme l’élève devraient pouvoir disposer de ressources variées qui permettraient aux uns un enseignement du lexique selon les stratégies choisies, aux autres en facilitant leur apprentissage du vocabulaire en diverses circonstances lors d’activités personnelles (compréhension ou rédaction de texte, travail de recherche, jeux de lettres, etc.).
Dans cet article, il s’agira donc de vous proposer des ressources de toutes de sortes qui sont à la disposition de l’enseignant et dont certaines devraient être directement mises au service des élèves. Dans cet inventaire partiel, on vous rappellera d’abord les articles déjà publiés dans Québec français, ensuite les ressources offertes dans les livres et les cédéroms qui les prolongent et, enfin, les richesses que l’on peut découvrir dans Internet. [La suite dans qf 134]

En lien direct : Les adresses faisant référence à des sites web mentionnés dans l’article « Des ressources en inventaire » et dans les sitographies « Dictionnaires en ligne » et « Jeux et exercices » sont accessibles, par un simple clic de souris. Vous trouverez aussi les solutions aux jeux de mots proposés dans les pages du dossier didactique.

Cahier pratique 142
Apprivoiser les TIC
Étienne Côté


CHRONIQUES

CHANSON
Voix nouvelles et airs anciens Gilles Perron
Critiques de disques Par-dessus bord, Catherine Major (Productions de l’onde, 2004) ; Roadtrip, Mathieu Gaudet (Delphinemusik, 2004) ; Migration, La Volée d’Castors (La factrie, 2003) ; Polo et les frères live, Polo (Atlantis, 2003) ; Alambic, Claire Vézina (Artic, 2003).

CINÉMA
Au revoir, Lénine !
— Chantale Gingras et Georges Desmeules
Disons-le d’emblée : c’est avec un véritable plaisir qu’on se laisse mener en bateau par la sympathique comédie dramatique de Wolfgang Becker. Ce film allemand, qui a remporté le prix du meilleur film européen au Festival du film de Berlin en 2003, jette un regard à la fois humoristique, lucide et touchant sur la schizophrénie qui a longtemps marqué la culture allemande, partagée entre le système capitaliste à l’ouest et le socialisme à l’est. À la chute du mur de Berlin, cette immense balafre de 160 km de long apparue en 1961 sur le visage de l’Allemagne, le peuple allemand, en liesse, est réunifié. Histoire de faire un clin d’œil pas très subtil mais sympathique à cette réunification, Georges et moi avons décidé de nous réunir, le temps d’une chronique, Georges représentant bien entendu le bourgeois de l’Ouest (sans rancune, Georges !) et moi, la socialiste de l’Est. Survol, donc, d’une double réunification.
[La suite dans qf 134]

MÉDIAS
Une représentation dynamique de la francophonie : la Base de données lexicographiques panfrancophone — Claude Poirier
L’entrée du terme francophonie dans les dictionnaires, dans les années 1970, a déclenché, pourrait-on croire, un mouvement de légitimation des particularismes linguistiques des communautés francophones. Des équipes de chercheurs se sont formées en Amérique du Nord, en Afrique, en Europe et dans les îles de l’océan Indien afin de faire l’inventaire de ces emplois, créant ainsi un champ de recherches nouveau consacré à l’étude de la variation géographique du français. Pour assurer la cohérence de leur action, elles se sont entendues sur une méthodologie fondée sur la notion de français de référence.
[La suite dans qf 134]

HISTOIRES DE MOTS
Baveux, bête et fendant — Ludmila Bovet
S’il est possible de rencontrer au Québec un personnage peu fréquentable dont le comportement mérite ces qualificatifs, il n’en est pas de même en France ; non que ces traits de caractère universellement répandus aient miraculeusement épargné les habitants de la douce France, mais bien parce que là-bas on les désigne par d’autres termes.
Consultons les dictionnaires d’usage contemporain, Le Petit Robert et Le Petit Larousse, pour le mot baveux, qui est défini par « qui laisse échapper de la bave » (bouche baveuse, un enfant baveux) et qui se dit par analogie d’une omelette peu cuite et moelleuse (omelette baveuse). L’emploi figuré en usage au Québec n’est pas décrit. L’adjectif bête appliqué à une personne est défini par « sans intelligence ; sot » dans Le Petit Larousse et par « qui manque d’intelligence, de jugement » et aussi « qui manque d’attention, d’à-propos » dans Le Petit Robert. La locution rester tout bête « interdit, sans réaction » est relevée dans Le Petit Larousse. [...] Enfin, le sens de l’adjectif fendant est « amusant, très drôle » dans Le Petit Larousse 2000, ce qui est bien éloigné de l’idée suggérée dans le titre ! En revanche, Le Petit Robert (édition de 1993) relève l’expression faire le fendant « le fanfaron, le malin ».
[La suite dans qf 134]


LITTÉRATURE JEUNESSE
Les grandes rencontres — Isabelle L’Italien-Savard
Critiques de livres PRÉSCOLAIRE
Des mots en images. Texte d’Émilie Beaumont, pâte à modeler de Christelle Mekdjian. Paris, éditions Fleurus, 2003, coll. « Pât’images », 57 p. — Le secret de Luciole. Texte et illustrations de Mireille Levert. Saint-Lambert, Dominique et compagnie, 2004, 29 p. (version française de Lucy’s Secret, Groundwood Books/Douglas & McIntyre, 2004). Pas de caprices, Alice. Texte d’Andrée-Anne Gratton, illustrations d’Élise Gravel. Mont-Royal, Éditions Banjo, 2004, coll. « Le raton laveur », 24 p. 7-8 ans Monsieur Alphonse et le secret d’Agathe. Ania Kazi, illustrations de Gabrielle Grimard. Saint-Lambert, Dominique et compagnie, 2004, coll. « Roman vert », 76 p. Une lettre en miettes. Marie-Danielle Croteau, illustrations de Bruno St-Aubin. Montréal, la courte échelle, 2004, coll. « Premier roman », 61 p. 9-11 ans Le coq de San Vito. Johanne Mercier, illustrations de Steve Beshwaty. Saint-Lambert, Dominique et compagnie, 2004, coll. « Roman bleu », 123 p. L’univers secret de Willie Flibot. Francine Allard. Montréal, Hurtubise HMH, 2004, 210 p. 12 ans et plus Ma voisine est une vedette. Maryse Dubuc. Gatineau, éditions Vents d’ouest, 2004, coll. « Ado », no 56, 19 2 p. [La suite dans qf 134]

  Nanatasis. Robert Dutil. illustrations de Martine Saura. Lévis, Éditions de la francophonie, 2002, 156 p. Pour en savoir plus

PORTRAIT D'AUTEUR
Comment
Danielle Simard a écrit certains de ses livres — propos recueillis par Monique Noël-Gaudreault. Une fiche de lecture préparée par Évelyne Tran sur Lia et le secret des choses accompagne l'entrevue. La suite dans Qf 134 (pour commander le numéro)