Littérature, société, langue, pédagogie : le Québec en revue!
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Luxuriance 1
© Jean Provencher



NUMÉRO 135 | automne 2004


Littérature : Comme la grande bannière de la lecture couvre un large champ d’études et d’enjeux, le phénomène peut s’approcher de bien des façons : sémiotique, sociologique, didactique, textuelle. C’est à un coup d’œil sur plusieurs de ces avenues que vous convient les textes diversifiés du dossier littéraire du numéro d'automne, pour aborder la question de la lecture et du lecteur sous des angles différents mais complémentaires.

Didactique : Les différentes approches et méthodes pédagogiques suggérées par le ministère de l’Éducation dans la foulée des nouveaux programmes de français du primaire et du secondaire transforment l’univers social de la salle de classe en un lieu d’exploration et de collaboration. L’élève y joue le rôle d’acteur principal et devient le premier responsable de ses apprentissages, qu’il construit avec l’aide de ses enseignants et de ses pairs. Cette transformation, parfois déstabilisante pour l’enseignant, met en place des mécanismes qui facilitent le travail à la fois de l’apprenant et de son enseignant, et qui favorisent le développement des compétences dans des contextes d’apprentissage différents.

Consultez le sommaire du numéro 135


 

 


DOSSIER LITTÉRAIRE

De la lecture
Dossier présenté par Isabelle L'Italien-Savard

AU SOMMAIRE

Les théories de la lecture. Défis et questions Richard Saint-Gelais

De la voracité à l’inappétence. Portrait contrasté de lecteurs adolescents
Monique Lebrun

Lire ? Pour quoi faire ?
Steve laflamme 

La place des lecteurs dans les classes de littérature
Érick Falardeau

La poésie et l’enseignement du français
Isabelle Duval

Science-fiction. Clichés, stéréotypes et lecture
Clarisse Dehont

L’incohérence de l’incohérence. Les rapports troubles du révélé et du rationnel textuel
Isabelle Doucet

Le livre comme projectile à retardement dans Le voleur de Bible de Göran Tunström
— Lise Fontaine



Fiche de lecture

Le principe du geyser
(deStéphane Bourguignon)
ou une prise de conscience masculine

 

 

 



Essai
CHANTAL
THOMAS
Souffrir

Étude
ROSELINE TREMBLAY
L’écrivain
imaginaire



Poésie
CHRISTIAN MISTRAL
Fontes



Roman
SYLVIE DESROSIERS
Voyage à Lointainville



Roman
EMMA
RICHLER
Sœur folie


DOSSIER DIDACTIQUE

À l'approche de la réussite
Dossier présenté par Marie-France Morin et Raphël Riente

AU SOMMAIRE

Quelques approches, plusieurs façons de faire
Raphaël Riente

Travailler par séquences pour développer ses compétences Sylvette Duhem et Élisabeth Nora

L’écriture au quotidien au premier cycle du primaire, mission possible ! Réal Bergeron

Apprendre à écrire en explicitant les procédures Jacques David

La littérature de jeunesse. Approcher la langue à pas de loup… Isabelle Montésinos-Gelet et Marie-France Morin

Rédiger des notes critiques pour apprendre à mieux lire et à apprécier des textes de fiction Olivier Dezutter

Le Journal de bord au secondaire, une mine d’or d’informations Shirley Brochu

Pour une intégration des familles de situation en lecture littéraire Manon Hébert

La coopération à l’école : rêve ou réalité Jim Howden

Cahier pratique 143
Le beau voyage Marlène Gagnon
Projet multidisciplinaire basé sur la lecture d'un roman


CHRONIQUES
À lire dans Québec français 135
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CHANSON
La chanson en images Gilles Perron
Critiques de disques Exit, Jean Leloup (La tribu, 2004) ; Pierre Lapointe, Pierre Lapointe
(Les Disques Audiogramme, 2004) ; Kensington square, Vincent Delerm
(Tôt ou tard, 2004) ; Versant jazz, volume 2, Sylvain Lelièvre (GSI musique, 2004) (©2002) ; Les beaux dégâts, Francis Cabrel (Chandelles productions, 2004).

CINÉMA
Le bonheur c’est une chanson triste
— Chantale Gingras
Enquête sur une quête. Le bonheur c’est une chanson triste, de François Delisle, raconte la quête d’Anne-Marie, une conceptrice publicitaire qui, arrivée à la fin de la trentaine, se rend compte de la vacuité de son existence. Elle finit par tout quitter pour sillonner les rues de Montréal, en pleine canicule, une caméra vidéo à la main et une question obsédante en tête : qu’est-ce que le bonheur ? Cette question, elle la posera aux passants qu’elle croise au hasard de ses promenades, espérant en quelque sorte trouver dans les réponses des autres celle qu’elle est incapable de formuler pour elle-même. Sous le prétexte de tourner un documentaire sur le bonheur, elle cherche en fait à se raccrocher à l’essentiel, à trouver la recette du bonheur, le remède à sa crise intime. Mais ces rencontres aussi intenses qu’éphémères avec des inconnus ne font que la ramener toujours à elle-même ; ces contacts qu’elle s’impose viennent exacerber sa solitude.

HISTOIRES DE MOTS
Baveux, bête et fendant (Deuxième partie) — Ludmila Bovet
Dans la chronique précédente, on a eu l’occasion de passer en revue une petite troupe de baveux, plus ou moins sympathiques, et de fendants envahissants qui ont tenu la vedette au détriment de bête, annoncé dans le titre. Alors maintenant, place aux bêtes !

S’il est possible de rencontrer au Québec un personnage peu fréquentable dont le comportement mérite ces qualificatifs, il n’en est pas de même en France ; non que ces traits de caractère universellement répandus aient miraculeusement épargné les habitants de la douce France, mais bien parce que là-bas on les désigne par d’autres termes.
Consultons les dictionnaires d’usage contemporain, Le Petit Robert et Le Petit Larousse, pour le mot baveux, qui est défini par « qui laisse échapper de la bave » (bouche baveuse, un enfant baveux) et qui se dit par analogie d’une omelette peu cuite et moelleuse (omelette baveuse). L’emploi figuré en usage au Québec n’est pas décrit. L’adjectif bête appliqué à une personne est défini par « sans intelligence ; sot » dans Le Petit Larousse et par « qui manque d’intelligence, de jugement » et aussi « qui manque d’attention, d’à-propos » dans Le Petit Robert. La locution rester tout bête « interdit, sans réaction » est relevée dans Le Petit Larousse. [...] Enfin, le sens de l’adjectif fendant est « amusant, très drôle » dans Le Petit Larousse 2000, ce qui est bien éloigné de l’idée suggérée dans le titre ! En revanche, Le Petit Robert (édition de 1993) relève l’expression faire le fendant « le fanfaron, le malin ».

LITTÉRATURE JEUNESSE
Voir des livres... et les entendres — Isabelle L’Italien-Savard
Il y a différentes façons de lire, comme le montrent les textes du dossier littéraire de ce numéro et comme le montreront les différents ateliers proposés au prochain congrès de l’AQPF sous le thème de la lecture. En littérature jeunesse, la lecture passe aussi par l’illustration jusqu’à devenir, pour les plus petits, une voie d’accès pour aborder le texte. La lecture peut aussi s’entendre : une voix familière raconte à l’heure du coucher... et la magie de la narration opère.

Critiques de livres
PRÉSCOLAIRE
Plaisirs de tendresse. Idée originale et illustrations de Roger Paré. Texte de Simone Leroux, Montréal, La courte échelle, 2004, 24 pages. Les petits souliers. Texte de Gilles Tibo. Illustrations de Tom Kapas. Montréal, Les 400 coups, 2004, collection « Bande rouge », 24 pages. 6 À 8 ANS Le trésor de Cornaline. C. Claire Mallet. Illustrations de Jean-Guy Bégin, Saint-Alphonse de Rodriguez, Éditions de la paix, 2004, collection « Dès 6 ans », no 29, 60 pages. La roche. Nancy McGee. Illustrations de Jean-Guy Bégin, Saint-Alphonse-de-Rodriguez, Éditions de la paix, 2004, collection »Dès 6 ans », no 34, 48 pages. La récompense de Lili. Claudie Stanké. Illustrations de Stéohane Jorisch, Montréal, Hurtubise HMH, 2004, collection « Plus », 68 pages. Léon et les expressions. Texte et illustrations d’Annie Groovie. Montréal, La courte échelle, 2004, collection « 100 % littérature », 63 pages. 10 ANS ET PLUSToudou. Mary-Christine Thouin. Illustrations de Clémentine Pia, Ottawa, Éditions du Vermillon, 2004, collection « Les petites histoires presque vraies », 101 pages. Pense-bêtes. Chrystine Brouillet. Illustrations de Michèle Le Bas, Montréal, Les 400 coups, 2004, 148 pages.

PORTRAIT D'AUTEUR
Comment
Camille Bouchard a écrit certains de ses livres — propos recueillis par Monique Noël-Gaudreault. Une fiche de lecture préparée par Martine Brunet sur L’intouchable aux yeux verts accompagne l'entrevue. L’intouchable aux yeux verts raconte l’échange linguistique de Dominic, un adolescent de 16 ans, accueilli à Bénarès dans la famille de Shamol qui vient lui-même de passer deux semaines au Québec pour y apprendre le français. Le jeune lecteur sera plongé dans un univers dont il ne soupçonnait pas l’existence. Le roman compte 175 pages et s’adresse aux jeunes de 13 à 17 ans.

CHRONIQUES
À lire dans Québec français 135
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