CAHIER PRATIQUE | 138
 
 
   

Fiction. Le nouveau feuilleton Saga

Par Martin Lépine et Olivier Ménard

Par des activités individuelles et collectives, les élèves sont amenés à lire quelques chapitres d’un roman aux allures humoristiques – mettant en scène des aventures et des protagonistes loufoques –, à s’identifier à un personnage, à incarner un scénariste et à produire, en équipe, un épisode d’un feuilleton de télévision. L’objectif premier de l’écriture, qui est de communiquer (Préfontaine, 1998), sera atteint dans le cadre des lectures publiques qui clôtureront l’ensemble des activités d’enseignement/apprentissage proposées dans ce cahier pratique. Pour la réalisation des diverses tâches, retenons que les élèves n’ont qu’une limite : celle de leur imagination !

Degré suggéré
Cinquième secondaire (peut être adapté pour tout le deuxième cycle du secondaire et le collégial).

Durée
Environ cinq périodes de 75 minutes.

Roman à l’étude : Tonino Benacquista, Saga, Paris, Gallimard, 1997, 353 p. (aussi disponible dans la collection Folio, en format poche). Prix des lectrices du magazine Elle, en 1998.

Quatrième de couverture
« Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittà, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d’amour, et moi, Marco, j’aurais fait n’importe quoi – mais n’importe quoi ! – pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. Saga, c’était le titre ».

Matériel particulier
Des photocopies des quatre premiers chapitres du roman de Benacquista. Un petit dossier, pour les élèves, regroupant les documents reproductibles présentés dans ce cahier pratique. Quelques exemplaires du roman pourront servir pour combler la curiosité des lecteurs passionnés.

Intention pédagogique
Les conclusions de plusieurs études, rapportées par Deschênes (1995), suggèrent que le fait de combiner la lecture et l’écriture entraîne une plus grande curiosité pour apprendre, et facilite l’acquisition et le raffinement des connaissances. L’approche pédagogique privilégiée dans ce cahier pratique force donc les élèves à intégrer des idées, à établir des relations et à s’engager activement par rapport au matériel lu en usant abondamment d’imagination.

De plus, il n’est pas innocent de proposer aux élèves une activité qui leur permet de s’évader de la grisaille du quotidien scolaire par l’entremise de l’humour. Mativat (2001, p. 10) vante ainsi les mérites pédagogiques du rire, du sourire, de l’humour : « L’humour réveille. L’humour stimule l’intelligence. Il rapproche sur le mode de la complicité. Il désamorce les crises et évite le recours navrant à la discipline. Il permet surtout des audaces qui déboulonnent les bases du discours scolaire englué dans la rectitude politique. Bref, il a tout ce qu’il faut pour plaire aux jeunes et leur faire presque oublier l’atmosphère délétère des classes-prisons où on les tient enfermés ». L’adolescent, ce personnage tiraillé entre le regret de l’enfance et l’angoisse de devenir adulte, comme le souligne Mativat, se reconnaît donc aisément dans l’ambiguïté de l’humour.

 
 
 

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