
Le
roman policier
Dossier
présenté par Steve Laflamme
On attribue à Edgar Allan Poe le premier récit de détection de l’histoire littéraire, « Double assassinat dans la Rue Morgue », paru en 1841. Poe n’a toutefois rien inventé en faisant intervenir dans son récit une intrigue reliée à un meurtre, le genre policier est vieux de plusieurs siècles et captive le lecteur depuis belle lurette. C’est pourquoi Québec français consacre le dossier littéraire de son numéro 141 à la littérature policière.
Dans un article voué à retracer l’histoire du polar au Québec, Norbert Spehner remonte jusqu’au début du XIXe siècle, considérant L’influence d’un livre de Philippe Aubert de Gaspé fils comme première œuvre du genre chez nous. Spehner s’attarde au polar contemporain, proposant aussi une liste de romans récents à ne pas manquer.
Pour sa part, Francine Tremblay traite du rôle de l’antagoniste dans la littérature policière et de son importance dans le récit. Elle en profite également pour subdiviser le polar en quelques catégories, information enrichissante pour le lecteur intéressé au genre.
Dans mon cas, pour faire suite au texte de Francine Tremblay, c’est le personnage du tueur en série comme criminel qui m’intéresse. Mon article traite de l’importance du symbole dans l’imaginaire du serial killer d’après trois cas de figures : Jame Gumb, dans Le silence des agneaux de Thomas Harris, Jacques Beaulieu, dans 5150, rue des Ormes de Patrick Sénécal, et Constance Abbocan, dans Maléfices de Maxime Chattam.
Gilles Perron s’intéresse au parcours particulier de Daniel Pennac, dont les œuvres ont d’abord été publiées chez un éditeur à tendance plus « paralittéraire » avant d’être promues au rang des éditions Gallimard.
Écrivain primé en 2005, Benoît Bouthillette a choisi de confier son premier roman, La trace de l’escargot, aux éditions JCL, au Saguenay. Pourquoi avoir opté pour un éditeur régional ? C’est ce qu’il raconte, entre autres choses, à Clément Martel dans une entrevue qui laisse croire à un avenir prometteur pour ce jeune auteur.
D’un point de vue pratique, quelques enseignantes ont décidé de partager aux lecteurs de Québec français leur expérience en classe de l’étude d’un roman policier. Janie Tremblay, enseignante au niveau collégial, offre une séquence didactique portant sur Piège pour Cendrillon de Sébastien Japrisot, un pilier du polar français. Josée Pilote relate l’expérience extraordinaire qu’a été, pour elle et ses élèves, la lecture, la dissection analytique et la mise en scène de quelques passages du roman Le rouge idéal de Jacques Côté. Ces liens donnent accès aux documents explicatifs de cette espérience pédagogique (Fichiers Word) :
Marie-France Mérette, pour sa part, livre ses impressions de l’étude de Nébulosité croissante en fin de journée une autre œuvre de Jacques Côté.
Qu’on l’aime court ou long, noir ou ludique, le roman policier a su s’allier nombre d’adeptes à travers le monde et au cours de l’histoire. Prenez ici connaissance de la passion de quelques férus de ce genre. On consultera aussi la fiche de lecture qu’Aurélien Boivin a préparée sur Le Collectionneur de Chrystine Brouillet.