Littérature, société, langue, pédagogie : le Québec en revue!
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Titre144

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SOMMAIRE 145

  • Éditorial
    Québec français et la nouvelle orthographe
    Aurélien Boivin

  • AQPF
    Je lis, tu lis, nous lisons, ils lisent...
    Godelieve De Koninck

  • Point de vue
    Du bruit dans le ronflement des consensus
    Jean-Pierre Mercier

  • Humeur
    L’art de l’accommodement
    Gilles Perron

    Dossier littéraire /145

  • La littérature québécoise de 1970 à nos jours
    Présenté par Chantale Gingras

  • Moi. Moi. Moi. Au fil des mois. Le roman québécois
    postmoderne : de la collectivité à l’individualité

    Chantale Gingras

  • Poésie. L’invention d’un paysage
    Alexandre Drolet

  • La dramaturgie des années 80. Premières traces
    Caroline Garand

  • Quelle littérature migrante ?
    Hans-Jürgen Greif

  • Répandre la bonne nouvelle. L’affirmation du fantastique
    au Québec depuis 1970

    Steve Laflamme

  • La littérature de jeunesse de 1970 à aujourd’hui. Relance, expérimentation et établissement d’une littérature
    Marie Fradette

  • La chanson québécoise. De l’Osstidcho à aujourd’hui
    Gilles Perron

  • Le renouveau du conte
    Ronald Larocque

    Dossier pédagogique /145

  • D’une pierre trois coups.
    Intégrer les trois compétences
    en français

    Présenter par Martine Brunet et Raphaël Riente

  • À chacun son Zloukch !
    Quelques articulations

    productives entre l’oral et l’écrit
    Brayen Lachance et Réal Bergeron

  • L’art de résumer un texte
    François Lentz

  • Pourquoi lire à haute voix en classe et comment le faire ?
    Marie Dupin de Saint-André, Isabelle Montésinos-Gelet et Marie-France Morin

  • La lecture subjective
    Gérard Langlade

    Hors dossier
  • Le système scolaire québécois. Petit guide à l’intention de nos élèves immigrants et de leurs parents
    Ginette Leroux

Cahiers pratiques

  • 157_Au préscolaire avec Louna
    Francine Giroux, Stéphanie Poulin et Hélène Giroux
  • 158_Je conçois un mini-livre
    Martine Brunet
  • 159_Lire l’album jeunesse. L’exemple du Zloukch
    Brayen Lachance et Réal Bergeron
  • 160_Le cercle de lecture
    Andrée Pichette
  • 161_La ronde des points de vue : quelle aventure !
    Marlène Lebrun

CHRONIQUE

  • Fiche de lecture
    Le temps des Galarneau
    ou le bilan de l’existence

    Aurélien Boivin

  • Chanson
    Les petits bonheurs
    Gilles Perron

  • Cinéma
    Le parfum. Histoire d’un meurtrier. Le nez qui voque
    Chantale Gingras

  • Histoires de mots
    Histoires de jongleries
    Suzelle Blais

  • Littérature de jeunesse
    Famille, famille quand tu nous tiens !
    Isabelle L’Italien-Savard

  • Entrevue
    Comment Martine Latulippe
    a écrit certains de ses livres

    Monique Noël-Gaudreault

  • Fiche de lecture jeunesse
    À fleur de peau
    de Martine Latulippe

    Martine Brunet




    Protocole de rédaction
    pour les collaborateurs
    de la revue Québec français




    NOUVELLE PARUTION

GuideAqpf

La culture en classe de français sous la direction de Anne-Marie Boucher et Arlette Pilote. (AQPF/Publications Québec français, Québec, 2006,140 pages). Tirage limité.

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  • Nouveautés / critiques printemps 2007

ALBUM Marie-Andrée Beaudet/Album Miron BIOGRAPHIE Marguerite Paulin/Jacques Ferron. Le médecin, le politique et l’écrivain CONTE Maxence FERMINE/Le labyrinthe du temps • Ronald LAROCQUE/L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion ESSAI Jean-Philippe Warren/Mémoires d’un avenir. Dix utopies qui ont forge le Québec • Danielle LAURIN/Duras, l’impossible • Danielle LAURIN/Lettres à Marguerite Duras ÉTUDE Marcel TRUDEL/Mythes et réalités dans l’histoire du Québec MANUEL Gérard-Raymond ROY et Mario DÉSILETS/Grammaire pour comprendre la phrase et les accords NOUVELLE Laurie COLWIN/Rien que du bonheur • Éric-Emmanuel SCHMITT/Odette Toulemonde et autres histoires ROMAN Jean-Pierre APRIL/Les ensauvagés • Neil BISSOONDATH/La clameur des ténèbres • Fulvio CACCI/Le secret • Alain CLICHE/Accro vinyle • Normand CORBEIL/Ma reine • François X CÔTÉ/Slash • Angela COZEA/Interruptions définitives • Dominique DEMERS/Pour rallumer les étoiles • François DÉSALLIERS/Un été en banlieue • Frédérick DURAND/Au carrefour des 3 éclipses • Nicolas FARGUES/J’étais derrière toi • Alice FERNEY/Les autres • Marie-Sissi LABRÈCHE/La lune dans un HLM • Michel LECLERC/Le promeneur d’Afrique • Linda LEROUX/Un kaléidoscope au cœur • Jonathan LITTELL/Les Bienveillantes • Jacques MARCHAND/Un petit gros au bal des taciturnes • Bernard MARCOUX L’arrière petite-fille de Madame Bovary • Amélie NOTHOMB/Journal d’Hirondelle • Alain RAIMBAULT/Roman et Anna • Louis-Bernard ROBITAILLE/Long Beach • José Saramago/La lucidité • Danièle Simpson/Solos • Marie-José THÉRIAULT/Obscè.nes tendresses THÉÂTRE Suzanne LEBEAU/Souliers de sable • WAJDI MOUAWAD/Forêts.

À lire dans le numéro 145 (pour commander le numéro)

  • Dossier littéraire

    La littérature québécoise de 1970 à nos jours
    Présenté par Chantale Gingras

Au cours de la période 1970-2006, qui voit tour à tour l’effervescente montée du nationalisme québécois puis l’amertume des désenchantements, la littérature québécoise a connu un développement tout à fait exceptionnel. Le monde de l’édition a littéralement explosé : des dizaines de nouveaux éditeurs sont apparus et d’excellents auteurs se sont fait connaître d’un public de plus en plus friand de la littérature qui se fait chez lui. Vous le constaterez, dans les pages qui suivent : nos collaborateurs montrent bien la vivacité de notre littérature et tout l’intérêt qu’elle présente.

Durant ces années, le Québec profite pleinement des acquis de la Révolution tranquille et continue de s’ouvrir sur le monde et de s’affirmer comme une société à part entière. En 1976, l’élection du Parti québécois, mené par le charismatique René Lévesque, enflamme les passions et nourrit le rêve de faire du Québec un pays. Au cours des années soixante-dix, le discours nationaliste est partout : dans les chansons engagées, dans les poèmes, dans les essais. Les meilleures plumes du Québec se sont employées à dire la beauté du territoire, la fierté des gens qui y habitent et la nécessité de marcher vers l’indépendance. Les années soixante-dix sont véritablement des années « bleues », où le thème du pays revient comme un refrain que tous entonnent à l’unisson.

Mais soudain l’échec du référendum de 1980 sonne comme un couac dans le concert général. S’ensuivent des années aussi grises que frustrantes, qui clouent le cercueil du rêve indépendantiste : la Nuit des longs couteaux (1982), l’échec de l’accord du Lac Meech (1987), l’accord avorté de Charlottetown (1992) montrent clairement la difficulté de faire reconnaître le caractère distinct du Québec. Et comme si ce n’était pas suffisant, la crise économique de 1982 vient ajouter à la morosité ambiante… S’ouvre ensuite une période caractérisée par la mondialisation des informations et des problèmes, par l’intense développement des communications, mais aussi, paradoxalement, par la fragmentation de la connaissance et de l’approche du monde. Le monde devient à la fois pluriel et singulier. Ce paradoxe est à l’image d’une évolution / révolution mondiale qui centralise et disperse, multiplie les données tout en les morcelant et fait disparaître les repères traditionnels.

J’ouvre (Chantale Gingras) le présent dossier par un panorama des romans parus depuis 1970, qui privilégient clairement le discours intime. On y suit le développement de la pensée postmoderne au Québec et le déploiement de ce que j’appellerais l’identité romanesque québécoise. Le parcours proposé souligne bien les ruptures, les éclatements, mais aussi les explorations et les libertés que connaît tour à tour le roman québécois.
Alexandre Drolet présente quant à lui le nouveau paysage poétique québécois, fait de reliefs inattendus et d’espaces apparemment infinis, allant de Gaston Miron à Hélène Dorion, en passant par Nicole Brossard, Marie Uguay, Michel Beaulieu, Benoît Jutras, Louis-Jean Thibault et Patrice Desbiens.

Pour sa part, Caroline Garand se penche sur les changements radicaux que connaît le théâtre à partir des années quatre-vingt. Elle montre en particulier toute l’audace des Jean-Pierre Ronfard (Vie et mort du roi boiteux), Normand Chaurette (Rêve d’une nuit d’hôpital ; Provincetown Playhouse), et René-Daniel Dubois (Panique à Longueuil), qui ont tous repoussé, à leur façon, les limites de la théâtralité.

Hans Jurgen Greif aborde quant à lui la question de la littérature migrante, une appellation qui semble d’ailleurs devoir être révisée parce que trop réductrice. Il étudie la production littéraire de deux auteurs allophones marquants, Ying Chen et Sergio Kokis, dont les discours et le style paraissent aux antipodes l’un de l’autre.

Steve Laflamme, dans son étude consacrée à la littérature fantastique, montre que les années soixante-dix sont en quelque sorte la période d’effervescence du genre ; les années quatre-vingt, la période de légitimation ; et les années quatre-vingt-dix à deux mille, la période d’investigation du genre. Son étude montre bien l’importance indéniable que revêt désormais le fantastique au Québec.


Marie Fradette propose quant à elle un survol de la littérature jeunesse publiée durant cette période, où les éditeurs se spécialisent, où le marché se définit et où la popularité et la reconnaissance des auteurs jeunesse augmentent considérablement.
Gilles Perron présente quant à lui l’extraordinaire évolution suivie par la chanson durant cette période, depuis l’Osstidcho (1968) à Loco Locass, en passant par Harmonium, Octobre, Beau Dommage, les Vilains Pingouins, les Colocs, Richard Desjardins, Stefie Shock, Daniel Boucher, etc.

Enfin, Ronald Larocque souligne le renouveau du conte qui a marqué la fin du vingtième siècle : il énumère les nombreux conteurs qui gardent le genre bien vivant (dont, entre autres, Michel Faubert et Fred Pellerin) et il montre toute la vitalité du conte en énumérant les festivals et les soirées de contes qui ont lieu partout en province, tout au long de l’année.

À lire dans le numéro 145 (pour commander le numéro)

  • Dossier pédagogique

D’une pierre trois coup. Intégrer les trois compétences en français
Présentépar Martine Brunet et Raphaël Riente

L’école québécoise vit en ce moment une métamorphose. Avec le renouveau pédagogique, les élèves font face à des situations d’apprentissage de plus en plus variées, complexes et significatives. Les projets et les tâches qui leur sont proposés dans toutes les disciplines reposent sur des exemples concrets de la vie quotidienne. Ainsi, l’école veut former des jeunes qui sauront s’adapter à leur vie d’adulte, de façon créative, critique et responsable.

Dans la classe de français, chaque élève est amené à acquérir une maîtrise relative de la langue. Devenir compétent en français veut dire apprendre à lire et à apprécier des textes littéraires, à écrire des textes variés et à communiquer oralement selon des modalités variées. Selon le programme d’études, ces trois compétences sont interreliées et se retrouvent souvent réunies dans plusieurs situations d’apprentissage. Elles se développent dans des contextes spécifiques d’apprentissage – dans des familles de situations – en relation avec les domaines généraux de formation, les compétences transversales et les autres disciplines. En combinant ces familles, d’une part, on favorise l’interrelation des compétences et, d’autre part, on suscite davantage l’intérêt et l’engagement des élèves.

Le dossier que Québec français vous propose dans ce numéro porte sur la réunion des trois compétences en français dans des situations d’apprentissage diverses, signifiantes et utiles. En plus des articles, ce dossier comporte un bon nombre de cahiers pratiques présentant de nouvelles pratiques vécues tant au préscolaire, qu’au primaire et au secondaire.

Brayen Lachance et Réal Bergeron
décrivent quelques articulations productives entre l’oral et l’écrit dans une séquence d’enseignement destinée à des élèves de 3e cycle du primaire. L’album Le Zloukch, de Dominique Demers, a servi de matériel de lecture pour guider les élèves dans l’exploration de leurs représentations et de leurs réactions, dans le but de faire évoluer leur rapport à la lecture.

À l’aide d’une démarche méthodologique, François Lentz montre comment le résumé de texte, qui se situe « au carrefour » de la lecture et de l’écriture, devient un objet d’apprentissage servant à développer les trois compétences en français.

Marie Dupin de Saint-André, Isabelle Montésinos-Gelet et Marie-France Morin énumèrent les avantages de la lecture à haute voix dans les classes du préscolaire et du primaire. Elles expliquent aussi comment procéder et intervenir auprès des élèves avant, pendant et après la lecture.

Gérard Langlade
, de l’Université Toulouse 2, nous invite à repenser nos pratiques d’enseignement de la lecture, de l’écriture et de la communication orale en fonction du lecteur, c’est-à-dire du travail subjectif qu’il entreprend et de ses réactions émotionnelles, affectives et cognitives.

À lire dans le numéro 145 (pour commander le numéro)

  • Cahiers pratiques

    Francine Giroux, Stéphanie Gouin et Hélène Giroux présentent une activité pour les tout-petits du préscolaire réalisée dans le cadre d’un projet de recherche sur « la phrase approchée ». À partir du livre Je suis Louna et je suis une artiste, de Bertrand Gauthier, les élèves composent et illustrent une page d’un livre à la manière de l’auteur.

    Andrée Pichette et Annie Bastien ont construit des activités de cercle littéraire pour le 1er cycle du primaire. Elles en présentent quelques exemples, qui portent entre autres sur la lecture à voix haute, la découverte de différents genres littéraires et l’attribution de rôles. Pour chaque activité, la planification du cercle, sa préparation et son déroulement sont explicités en détail.

    Brayen Lachance et Réal Bergeron font la présentation détaillée de la séquence d’enseignement proposée aux pages 79 à 83 de ce numéro. Les actions de l’enseignant et des élèves sont précisées, ainsi que quelques variantes d’activités pour favoriser la différenciation de l’enseignement.

    Martine Brunet propose une démarche, bien accueillie par les élèves du secondaire qui ont vécu l’activité : la conception d’un mini-livre. Cette situation d’apprentissage permet de lier la compétence de lire à celles d’écrire et de communiquer.

    Marlène Lebrun
    nous offre un projet de lecture à partir d’un album d’Anthony Browne, Une histoire à quatre voix. Elle décrit en détail une séquence décloisonnée de lecture/écriture littéraire qui suggère d’entrer dans la ronde des points de vue.

 

Cahiers157-161 Information complémentaire pour le Cahier 161 : tableau Voix et perspectives narratives pour la définition et la caractérisation des notions d’analyse textuelle.