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SOMMAIRE 148
Cahiers pratiques
Chroniques
La culture en classe de français sous la direction de Anne-Marie Boucher et Arlette Pilote. (AQPF/Publications Québec français, Québec, 2006,140 pages). Tirage limité.
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CONTE NELLY ARCAN et PASCALE BOURGUIGNON L’enfant dans le miroir ESSAI MARGUERITE DURAS Cahiers de la guerre et autres textes pour oublier • CHRISTINE ORBAN Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi ÉTUDE NICOLE MASSON Panorama de la littérature française NOUVELLE CLARA MARAIS et LORI MILLER Je le jure ROMAN OLIVIER ADAM À l’abri de rien • NELLY ARCAN À ciel ouvert • HÉLÈNE BARD Hystéro • MICHEL BERGERON L’homme des neiges • STÉPHANE-ALBERT BOULAIS Le sablier du Grand Zor. La trilogie de Lo • DANIEL CASTILLO DURANTE Un café dans le Sud • CHRISTINE EDDIE Les carnets de Douglas • MAXENCE FERMINE Le tombeau d’étoiles • ÉLISABETH FILION De la part de Laura • CLAUDE FORAND Ainsi parle le saigneur • ARLETTE FORTIN La vie est une virgule • SIMON GIRARD Dawson Kid • DANIELLE GOYETTE Caramel mou • FRANÇOIS GRAVEL Vous êtes ici • ÉRIC HOLDER La baïne • DIANE JACOB • Le vertige de David • PIERRE KALFON Pampa • SERGE LAMOTHE Tarquimpol • CHARIF MAJDALANI Caravansérail • MICHELLE MARINEAU La troisième lettre • CAROLE MASSÉ Secrets et pardons • JAY McINERNEY La belle vie • STÉFANI MEUNIER Ce n’est pas une façon de dire adieu • CHRISTIAN MISTRAL Léon, Coco et Mulligan • Michael Ondaatje Divisadero • Daniel Pennac Chagrin d’école • SANDRA ROMPRÉ–DESCHÊNES La maison mémoire • LYDIE SALVAYRE Portrait de l’écrivain en animal domestique • PATRICK SÉNÉCAL Le vide •
L’idée d’un dossier littéraire qui fusionne science et littérature m’est venue il y a quelque temps quand j’ai pris connaissance, grâce à Internet, de la tenue de colloques portant justement sur ce mariage apparemment étonnant entre la subjectivité revendiquée par la littérature (et l’art en général) et l’objectivité prétendue de la science. Car la science et l’art communiquent bel et bien, s’interpénètrent, s’influencent par osmose. Bref, l’une et l’autre de ces disciplines ne se boudent pas comme on pourrait être porté à le croire. Comment oublier, en effet, l’influence de Descartes, par exemple, sur les sciences autant que sur la littérature philosophique ? Comment passer sous silence l’apport de Bernard Werber, de nos jours, à l’entomologie autant qu’à la science-fiction, à la philosophie ou même à la sociologie ? Le présent dossier portera donc sur cette corrélation entre science et littérature.
En ouverture de dossier, Jean-François Chassay traite des dérives de la science. La science produit des images (tropes, icônes) qui, à l’intérieur du discours social, sont des dérives par rapport au scientifique stricto sensu. Mais ces dérives rendent également compte d’un imaginaire de la science qu’il ne faut surtout pas nier.
Michelle Chanonat, pour sa part, nous présente la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST) et son programme « La science se livre ». Nos lecteurs pédagogues seront ravis d’apprendre comment familiariser leurs élèves avec la science au moyen de la littérature.
De son côté, Jean-Louis Trudel traite de la place de la science dans la science-fiction, genre qu’il explore depuis de nombreuses années en tant qu’écrivain et lecteur avide.
Pour le bénéfice des férus de polar, Geneviève Ouellet a rencontré l’écrivain Jacques Côté, qui l’a entretenue du rôle qu’occupent les sciences judiciaires dans son œuvre des dernières années – autant dans ses romans policiers mettant en scène l’inspecteur Daniel Duval que dans ses recherches sur Wilfrid Derome et la médecine légale en général.
Le fantastique étant mon genre de prédilection, je me propose (Steve Laflamme), pour ma part, de montrer en quoi le roman marginal La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski est une satire scientifique alimentée par la démesure. Aventure de longue durée dans les méandres du surnaturel, de la mythologie, des sciences appliquées, du journalisme et de l’art sous toutes ses formes, le roman de l’écrivain new-yorkais déstabilise tout lecteur en saccageant la conception qu’il a du genre romanesque autant qu’en remettant en question le rôle de la science comme détentrice de la Vérité à notre époque.
Le XVIIIe siècle n’est pas non plus en reste. Le texte de Swann Paradis, qui est médecin vétérinaire et doctorant en études littéraires, traite savamment du comte de Buffon et de son implication dans L’Encyclopédie en tant qu’illustrateur et définisseur du règne animal. Le lecteur notera une évidente poésie dans la façon qu’avait le comte de présenter le chat, la girafe et l’éléphant, entre autres bêtes.
Enfin, Thomas De Koninck livre son point de vue sur la place de la littérature, de la science et de la philosophie dans l’enseignement d’aujourd’hui, redonnant la parole aux grands penseurs qui ont marqué l’histoire de ces disciplines.
Souhaitons au lecteur autant de plaisir à lire ce dossier que nous nous en étions promis en le mettant sur pied, inspirés peut-être par les mots d’Hippocrate : « Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession ». Bonne lecture !
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À lire dans le numéro 148 (pour commander le numéro)
À la suite de nombreux chercheurs et enseignants, les concepteurs du Programme de formation du primaire et du secondaire se sont questionnés sur l’enseignement des genres littéraires. Celui-ci aurait un impact non seulement sur le développement de la compétence à lire, mais améliorerait également la compétence à écrire. Voilà pourquoi l’importance de cet enseignement dans la formation de l’élève est réaffirmée dans le Programme, et ce, tant pour le primaire que pour le secondaire.
Ainsi, tout au long de son parcours scolaire, l’élève bâtit sa compétence à lire et à apprécier des œuvres littéraires, à travers la lecture d’œuvres variées qui répondent à ses besoins scolaires, personnels et sociaux. Pourtant, malgré leur familiarité avec les genres littéraires, les élèves éprouvent certaines difficultés à classer les textes et à relever leur spécificité. Afin de les aider, nous devons leur présenter des textes qui appartiennent à des genres littéraires variés, tout en explicitant leurs caractéristiques. Idéalement, ces textes sont présentés sur des supports médiatiques différents et touchent des sujets variés, liés aux différentes disciplines scolaires et aux domaines généraux de formation. Nous devons également discuter avec eux des genres littéraires abordés en classe, ce qui nous permet d’observer leur degré de compréhension des phénomènes textuels et de combler leurs lacunes éventuelles. Tout un défi pour l’enseignant !
Du primaire au secondaire, nous abordons donc différents genres avec nos élèves. Quels genres littéraires privilégier ? Comment aborder le roman, le conte, la fable, la poésie et la bande dessinée ? Comment les évaluer ? Le présent dossier pédagogique vise à apporter des réponses et d’intéressantes pistes d’exploitation des genres littéraires.
Pour amorcer le dossier, Romain Gaudreault clarifie certains termes afin d’améliorer la communication entre les intervenants du milieu de l’éducation. Son diagramme « Message et genres littéraires » permet de considérer les textes littéraires selon trois aspects : le support, la fonction et le contenu. Audrey Cantin, quant à elle, s’intéresse aux résultats du Programme international du suivi des acquis à propos de la lecture. Elle place en contexte plus précisément l’intérêt que les garçons éprouvent envers la bande dessinée et présente les caractéristiques et une typologie des genres de la bande dessinée.
Sophie Gervais-Laurendeau propose des pistes didactiques permettant de travailler conjointement la bande dessinée et les sciences à l’école primaire. Ses suggestions concernent tant Yoko Tsuno que Tintin et Navïs. Christian Vandendorpe soutient que, de tous les genres, la fable se prête bien à une réflexion de type générique. Les enseignants peuvent en distribuer de diverses époques à leurs élèves et attirer leur attention sur les titres, les personnages, la morale, etc. afin de faire ressortir les caractérisques propres à ce genre.
Suzanne Pouliot propose d’explorer trois romans historiques destinés aux élèves de 11 à 16 ans. Ceux-ci leur permettront de se construire des référents culturels, de découvrir l’histoire humaine et de fournir des pistes d’interprétation du monde à une époque précise.
Le carnet de poésie de Nadège Vultaggio-Grenglet est un outil pédagogique qui aide l’élève du primaire à mieux s’exprimer et à mieux lire des textes poétiques. Sa tenue lui permet encore de se connaître davantage et de développer sa confiance. Judith Poirier, une conteuse, présente le métier de conteur. Elle insiste sur l’importance de la présence du conteur, sur le choix des histoires et sur la passion des mots que tout bon conteur veut transmettre à son public.
Rachel Mayrand traite du roman fantastique pour adolescents et en cerne les principales caractéristiques : la multiplicité spatio-temporelle et la thématique du voyage, entre autres. De son côté, Bruno Roy s’interroge sur le rapport entre l’écriture de fiction et les écritures du moi. Il s’attarde au récit autobiographique, à l’écriture romanesque et à l’autofiction alors que Karl Canvat explore la pertinence de la notion de genre littéraire et montre que celui-ci cohabite avec les notions de type, mode et registre. Pour lui, la singularité des œuvres, même contemporaines, est toujours relative. Nous avons besoin des genres pour mieux lire et mieux écrire… Bonne lecture !
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